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Priorités santé à Bruxelles : une courte législature pour agir

Trois ans nous séparent des prochaines élections. Un délai court pour le gouvernement bruxellois, formé sur le tard, qui doit encore atteindre l'équilibre budgétaire qu'il s'est fixé. Dans ce contexte, une question reste ouverte : quelles sont les ambitions pour la santé des Bruxellois ?

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Gouvernement Région de Bruxelles-Capitale

A Bruxelles, les besoins de santé sont nombreux, complexes et fortement marqués par les inégalités sociales. Y répondre suppose une approche transversale qui dépasse le domaine des soins et la fragmentation singulière des compétences à Bruxelles. Le logement, le niveau socio-économique, l’éducation, l’environnement ou l’accès aux soins pèsent tout autant sur la santé des bruxellois, en particulier pour les publics les plus vulnérables. C'est toute la logique de la "santé dans toutes les politiques" (Health in All Policies) : agir sur la santé, c'est aussi agir sur ces autres déterminants.

Bruxelles a besoin d’une vision à moyen et long terme, traduite en objectifs de santé partagés entre les niveaux de pouvoir. Un exercice d'autant plus indispensable que la complexité institutionnelle bruxelloise le rend difficile.

C’est dans cette optique que les Mutualités Libres, premier organisme assureur à Bruxelles, dont Partenamut (plus de 400.000 affiliés) et Helan (30.000 membres), soit près d'un Bruxellois sur trois, formulent trois chantiers prioritaires pour cette législature :

Un fil rouge traverse ces trois chantiers : la gouvernance de la santé à Bruxelles, aujourd'hui éclatée entre plusieurs autorités et administrations. Simplifier cette gouvernance est une condition d’efficience pour mener des trajectoires d'accompagnement plus cohérentes sur le terrain.