Le principe du MAF est simple : il fixe un plafond annuel aux tickets modérateurs à charge d’un ménage. Une fois ce plafond atteint, les tickets modérateurs supplémentaires sont entièrement pris en charge par l’assurance obligatoire. Ce système garantit ainsi que les coûts liés aux soins restent maîtrisés, même en cas de recours intensif aux soins.
L’évolution des chiffres doit également être replacée dans son contexte. Entre 2019 et 2022, la proportion de personnes atteignant le plafond du MAF était plus faible. Cela s’explique notamment par la régionalisation de certains soins, temporairement exclus du calcul, ainsi que par les effets de la pandémie, qui a entraîné un report des soins non urgents.
Depuis 2023, certains de ces coûts sont à nouveau intégrés dans le calcul, ce qui permet de mieux refléter la réalité des dépenses supportées par les patients. Une évolution importante pour rendre le mécanisme plus cohérent et plus proche du vécu des patients.
Des avancées majeures en 2026
Dans cette dynamique, plusieurs évolutions importantes entrent en vigueur en 2026.
Pour les patients séjournant en hôpital psychiatrique, la limite de 365 jours pour la prise en compte des tickets modérateurs est supprimée. Cette mesure permet de mieux accompagner des parcours de soins souvent longs et complexes.
Par ailleurs, tous les médicaments remboursés en Belgique sont désormais intégrés dans le MAF, y compris ceux des catégories Cs et Cx.
Comme le montrent ces deux avancées, le MAF est en constante amélioration, avec un élargissement des soins pris en compte permettant de mieux refléter la charge financière des patients et d’atteindre les plafonds plus rapidement.
Un levier essentiel pour l’accès aux soins
Au-delà des chiffres, le maximum à facturer traduit un principe fondamental de notre système de santé : permettre à chacun d’accéder aux soins dont il a besoin, sans que le coût ne devienne un obstacle.
Le MAF joue un rôle clé pour limiter l’impact des dépenses de santé sur le budget des ménages. Il protège en particulier les personnes à revenu faible ou moyen face à des coûts parfois élevés et imprévisibles. Sans ce filet de sécurité, certains patients pourraient être amenés à reporter, voire à renoncer à des soins nécessaires.
Le MAF continue par ailleurs d’évoluer pour mieux s’adapter aux besoins. L’objectif reste clair : éviter que des coûts élevés ne deviennent un frein à l’accès aux soins, en particulier pour les personnes ayant des besoins médicaux importants ou chroniques.