Incapacité de travail

De retour au travail pendant une incapacité, c’est possible

Au travail mais en incapacité de travail. Cela semble contradictoire. Et pourtant c’est possible : grâce aux diverses possibilités pour débuter un trajet "retour au travail". Depuis peu, les assurés pourront aussi entamer un trajet via le médecin du travail ou le conseiller en prévention de leur employeur.

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Terug naar werk mogelijkheden uitgebreid

4 routes pour démarrer un trajet de retour au travail

Salarié, indépendant ou chômeur : vouloir reprendre une activité professionnelle durant une période d’incapacité n’est pas rare. L’an dernier le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke lançait le trajet « retour au travail » pour accompagner et guider la personne qui souhaite reprendre le chemin du travail. Ce parcours s’opère sur base volontaire avec sa mutualité ou avec le service régional de l’emploi.
Lors de ce trajet, la personne est accompagnée dans ses recherches d’un emploi correspondant à son diplôme et son expérience, peut suivre une formation pour actualiser ses compétences ou en acquérir de nouvelles. Dans tous les cas et quelque que soit l’activité professionnelle, il reste cependant primordial d’évaluer les capacités dites "restantes" : ce qu’on est encore en possibilité de faire dans le cadre professionnel.

Il existait déjà 3 "routes" pour cela : à l'initiative de l'assuré et avec le soutien de la mutualité, à l'initiative du médecin-conseil de la mutualité ou, uniquement pour les personnes en incapacité de travail de plus d'un an, directement via les services régionaux de l'emploi. Une 4e route s'est récemment ouverte pour entamer une démarche de retour au travail via le conseiller en prévention ou le médecin du travail. Ces derniers ont désormais aussi la capacité d'orienter les malades de longue durée vers les services régionaux de l'emploi.

Un accompagnement sur mesure

Pour les trajets via la mutualité, si l’assuré est sous contrat de travail, il sera de préférence orienté vers le médecin du travail ou le conseiller en prévention pour réintégrer son employeur. S’il souhaite suivre une formation spécifique, le médecin conseil évaluera l’état de santé et le coordinateur retour au travail ou le partenaire régional de l’emploi introduira une demande auprès de l’INAMI. Il pourra alors suivre une formation chez Actiris, au Forem ou au VDAB ou une formation de son choix. Enfin, le coordinateur retour au travail est toujours à la disposition de l’assuré à chaque étape du trajet. Pour le trajet via Actiris, Forem ou VDAB, des échanges entre partenaire régional de l’emploi et mutualité seront assurés pour que le "coordinateur retour au travail" suive le dossier. Différents outils seront proposés à la personne en incapacité : cartographie des compétences et aptitudes, aide pour postuler, définition du projet, stage en entreprise, formation, accompagnement pour lancer une activité indépendante…

Dans tous les cas, les droits de l’assuré sont identiques et il perçoit ses indemnités. La démarche est volontaire et peut être stoppée à tout moment. L’accompagnement se fait sur mesure et le travail doit être compatible avec l’état de santé.

L’accompagnement de ce trajet peut donc s’opérer par différentes portes d’accès pour garantir à la personne de trouver le bon interlocuteur pour sa situation. La mutualité est ici un acteur important, car rapidement en contact avec l’assuré social par le biais du "coordinateur retour au travail" et du médecin-conseil. Le médecin du travail, le conseiller en prévention et le service régional de l’emploi participent également activement à ces trajets de réintégration.