Cette crise du coronavirus nous donne l'impression d'avoir appuyé sur le bouton "Pause". Les remises en question sont nombreuses et la volonté d’agir différemment gagne du terrain. C’est une bonne nouvelle pour notre santé qui aspire à un environnement sain.

Début septembre, l'Agence européenne pour l'environnement a publié un rapport impressionnant sur l'impact de la pollution environnementale sur notre santé et notre bien-être. 13 % des décès en Europe (y compris en Belgique) seraient dus à notre cadre de vie devenu malsain à cause de la pollution de l'air et de l'eau, de la pollution sonore, des produits chimiques nocifs présents dans notre vie quotidienne, des phénomènes météorologiques tels que les vagues de chaleur provoquées par le changement climatique, etc. Un rapport publié par The Lancet est encore plus explicite : si nous ne voulons pas que la santé de nos enfants soit déterminée par le changement climatique, nous devrons faire de plus grands efforts encore.

Signaux positifs

Les défis auxquels nous sommes confrontés sont considérables. Néanmoins, nous décelons aussi des signes positifs. Les citoyens sont de plus en plus conscients que les choses doivent changer, et de nombreux hommes politiques semblent également l'avoir enfin compris. A l’aide du Green Deal, l'Union européenne tente de pousser les États membres dans cette transition verte. En Belgique, les autorités fédérales et régionales semblent également placer davantage l'environnement et le climat en tête de leurs priorités.

Récemment, l'Alliance européenne pour la santé publique a calculé le coût de la pollution de l'air pour 422 villes européennes. Pour Bruxelles, il s’élève à 1,5 milliard d’euros par an. Il est donc logique que de nombreuses villes souhaitent devenir plus saines, avec moins de circulation automobile, un système de transports publics bien développé et plus d'espaces verts.

Rôle des mutualités

En tant que mutualités, nous avons aussi notre rôle à jouer. Dans notre Mémorandum 2019, nous placions déjà l'impact de la pollution environnementale sur notre santé parmi les 10 plus grands défis de la politique de santé belge. Il est de notre responsabilité d'informer et de sensibiliser nos affiliés, sur ces défis et sur les actions qu’eux-mêmes pourraient mener. Nous sommes contents de pouvoir dans ce domaine compter sur l'expertise d'organisations partenaires comme Health and Environment Alliance (HEAL).

Notre récent symposium sur les perturbateurs endocriniens s'inscrit dans cette démarche. Il a rassemblé plus de 380 participants : nous pouvons dire qu'il a suscité un grand intérêt. Le plan d'action national actuellement en développement est une étape cruciale pour réduire l'exposition aux perturbateurs endocriniens dans notre vie quotidienne.

Les Mutualités Libres sont ravies de mettre la main à la pâte. Car nous n'avons vraiment pas de temps à perdre.

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