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Les prestataires de soins, les institutions de soins et les mutuelles parviennent à un accord sur la proposition de budget pour les soins de santé en 2027

Le Comité de l’assurance de l’INAMI, au sein duquel sont représentés les mutuelles, les prestataires et les institutions de soins, a approuvé aujourd’hui une proposition de budget pour les soins de santé en 2027. Cet accord démontre que la concertation, même en période de difficultés financières, débouche sur des solutions garantissant des soins de qualité et abordables pour les patients.

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La proposition de budget pour 2027 est bien plus qu’un simple ensemble de chiffres. C’est le résultat de mois de concertation intense entre les mutuelles, les prestataires et les institutions de soins. Depuis juin, les parties concernées ont travaillé ensemble à l’élaboration d’une vision commune de l’avenir de notre système de santé. Cette proposition reflète leur ambition commune d’assumer leurs responsabilités et d’élaborer ensemble des solutions concrètes, même dans un contexte budgétaire difficile.

Les parties concernées n’ont pas attendu les décisions politiques, mais ont pris elles-mêmes l’initiative d’élaborer une proposition commune.

Les soins de santé, la sécurité sociale et les finances publiques sont sous pression. Les choix budgétaires des prochains mois auront des conséquences tangibles pour les patients, les professionnels de santé et l’ensemble du système de santé. Avec cet accord, les parties concernées montrent que la concertation, la confiance et la coopération continuent de porter leurs fruits. Cela prouve que les représentants des patients et des professionnels de santé peuvent formuler ensemble des réponses à des défis complexes et ainsi assumer ensemble la responsabilité de l’avenir de notre système de santé.

Protéger les patients

Outre la proposition budgétaire, les membres du Comité de l’assurance s’engagent à élaborer, d’ici fin mai 2027, un plan pluriannuel durable pour les soins de santé. Celui-ci doit contribuer à garantir des soins de santé solides, accessibles et abordables à long terme. Les défis auxquels notre système de santé est confronté exigent une vision à long terme. C’est pourquoi les parties concernées veulent voir plus loin que le budget annuel.

Les mois à venir seront marqués par des discussions difficiles sur le budget. Les décisions qui y seront prises auront des conséquences fondamentales pour les patients, les prestataires de soins et les mutuelles. C’est pourquoi il est important que les parties concernées prennent elles-mêmes leurs responsabilités et formulent des propositions qui protègent le patient, permettent aux prestataires de soins d’exercer leur métier au mieux et préservent la qualité des soins.

Le plan pluriannuel mettra notamment l'accent sur le renforcement de la prévention par l'ensemble des prestataires de soins, ainsi que sur une approche structurelle visant à optimiser la prescription. Les partenaires souhaitent ainsi pérenniser le système de santé et maîtriser la croissance des dépenses sans nuire à la qualité des soins.

Par ailleurs, le Comité de l’assurance souligne l’importance des réformes en cours, telles que la réforme du financement hospitalier et la révision de la nomenclature. Selon ses membres, il est essentiel que ces processus se poursuivent et qu’ils y soient suffisamment associés.

Quelques mesures concrètes issues de la proposition

  • Imagerie médicale : le Comité de l'assurance souhaite réduire le nombre d’examens d’imagerie en s’appuyant davantage sur les directives existantes. Ce nombre reste aujourd’hui encore trop élevé.
  • Médecine générale : dans les centres de garde de médecine générale et les services de garde organisés, il sera possible d’effectuer une téléconsultation le week-end et les jours fériés. De cette manière, les consultations physiques inutiles seront remplacées par une consultation téléphonique. L’objectif est ainsi de remplacer 30 % des consultations par une consultation téléphonique et de réaliser une économie de 4,1 millions d’euros.
  • Soins dentaires : il ne sera plus possible de facturer plus de 10 radiographies intra-buccales au cours d’une même séance.
  • Orthopédie : le remboursement des genouillères souples est supprimé, ce qui représente une économie d’un million d’euros.
  • Suivi de grossesse : afin de permettre aux sage-femmes et aux gynécologues de collaborer de manière complémentaire dans le suivi des grossesses, il ne sera plus possible, pour les grossesses à faible risque, de consulter une sage-femme et un gynécologue le même jour.