07/11/2019

Bruxelles, le 7 novembre 2019. Depuis le 1er janvier 2016, les médecins doivent indiquer une date de fin d'incapacité de travail sur le certificat destiné à la mutualité, au lieu d'une période à durée indéterminée. Il s’agit d’une des mesures prises par les autorités pour réduire la durée de l'incapacité de travail, en plus des trajets de réintégration (en vigueur depuis le 1er décembre 2016). Quel impact ont eu ces mesures ? Une nouvelle analyse des Mutualités Libres montre que la durée moyenne de l'incapacité de travail par personne a diminué depuis 2016. Le nombre total de jours pendant lesquels une personne est en incapacité pendant les 12 mois qui suivent le début de celle-ci a diminué de 10 jours (passant de 134 à 124 jours). Cette diminution s'observe également dans les périodes de 3, 6 et 24 mois après l'entrée en incapacité de travail. Le nombre total de jours d'incapacité a diminué de respectivement 2 jours (de 70 jours à 68 jours), 6 jours (de 101 à 95 jours) et 10 jours (de 167 à 157 jours). 

Nécessité de digitaliser les certificats d'incapacité de travail

La durée moyenne d'une incapacité de travail par personne a donc diminué, mais le nombre moyen de certificats envoyés aux mutualités pour chaque dossier a plus que doublé. Il passe de 1,5 en 2015 à 3,5 à partir de 2016. Etant donné que le nouveau certificat pour les mutualités possède une date de fin, les médecins doivent prescrire une prolongation plus souvent qu'auparavant. Les Mutualités Libres préconisent dès lors la digitalisation de ces certificats d'incapacité de travail, à l'instar de eAttest*. Ce système faciliterait la vie des affiliés concernés, tout en réduisant la charge administrative des médecins et des mutualités.

Mesures supplémentaires

Même si la durée moyenne de l'incapacité de travail par personne diminue, le nombre de personnes en incapacité ne cesse d'augmenter. Selon les chiffres de l'INAMI, il y avait 438.829 salariés en incapacité de travail primaire et 400.745 salariés en invalidité dans notre pays en 2018. Afin de diminuer ce nombre à long terme, les Mutualités Libres demandent la mise en place d’un ensemble de mesures : une meilleure responsabilisation des employeurs, une plus grande collaboration entre les prestataires de soins de santé, une révision de certains aspects de la réglementation, etc.

*L'eAttest permet aux médecins d'envoyer par voie électronique l’attestation de soins donnés à la mutualité. Les patients n'ont plus besoin d'apporter leurs certificats papier et ils obtiennent  ainsi leur remboursement plus rapidement. 

Plus d’infos ?

  • Découvrez l'étude complète !
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Contact presse : Steven Vervaet, 0477 50 70 57 ou steven.vervaet@mloz.be