30/11/2022

3 jeunes sur 5 se disent en bonne forme et une grande majorité se déclare au moins ‘d’accord’ avec l’affirmation qu’ils vivent sainement et s’occupent réellement de leur santé. C’est ce qui ressort notamment d’une enquête des Mutualités Libres dévoilée aujourd’hui à l’occasion d’un symposium portant sur les jeunes et leur santé.

En cette année européenne de la jeunesse, les Mutualités Libres ont mené une enquête sur la santé des jeunes auprès d’un échantillon de 1000 Belges francophones et néerlandophones âgés de 16 à 25 ans. Deux tiers des jeunes se déclarent au moins ‘d’accord’ avec l’affirmation qu’ils vivent sainement et s’occupent réellement de leur santé. Ils s’occupent de leur santé avant tout pour se sentir bien maintenant mais également pour éviter de devenir malade à l’avenir et pour avoir une belle apparence. Même s’ils disent généralement être en bonne forme, la moitié d’entre eux se soucie parfois de sa santé et estime ne pas manger sainement, bouger trop peu ou ne pas dormir suffisamment.

Les principaux sujets qui occupent les jeunes sont l’alimentation, l’exercice physique, le manque de sommeil et les problèmes liés à la santé mentale :    

  • l'exercice physique : pour 49% des filles et 38% des garçons  
  • L’alimentation : pour 52% des filles et 33% des garçons  
  • l’apparence : pour 49% des filles et 53% des garçons 
  • les relations (avoir des amis, être soi-même,…) : pour 42% des filles et 28% des garçons 
  • le manque de sommeil  : pour 42% des filles et 26% des garçons 
  • les problèmes de santé mentale : pour 46% des filles et 19% des garçons 
  • manger sainemment : pour 56% des filles et 51% des garçons  

Les garçons s’attribuent généralement une meilleure santé que les filles et disent s’en occuper plus souvent ou mener une vie saine. Les filles s’occupent plus de leur alimentation (52% vs 33%), et des problèmes de santé mentale (46% vs 19%).  

Les thèmes qui occupent les jeunes 

La santé mentale figure aussi parmi les préoccupations des jeunes. 52% des garçons et 58% des filles se font parfois du souci quant à leur santé et presque la moitié de ces filles (48%) et un quart de ces garçons (28%) se soucient plus particulièrement de problèmes de santé mentale (ne pas se sentir bien mentalement ou ne pas se sentir bien dans sa peau). 

Information et incitants 

Ce sont principalement les amis, partenaires et membres de la famille qui ont une influence sur le jeune et le motivent à s’occuper de sa santé. Le médecin traitant a également une influence pour 40% d’entre eux. Une minorité (environ 1 sur 5) dit être influencée par des personnalités qu’elle admire, par des influenceurs présents sur les réseaux sociaux ou par leurs professeurs.  Il est donc frappant de constater que l’école ne joue quasi aucun rôle selon eux.

Les interlocuteurs qui peuvent motiver les jeunes à s’occuper de leur santé

D’après l’enquête, la plupart des jeunes ont déjà cherché de l’information en lien avec la santé. La majorité d’entre eux parvient à trouver de l’info utile (75%), à la comprendre  (74%) et à l’utiliser (58%). 6 jeunes sur 10 estiment savoir distinguer les informations fiables de celles qui ne le sont pas. Cependant une partie d’entre eux ne semble pas être au courant d’une série de mesures qui peuvent les concerner : des moyens de  contraception bon marché ou gratuits (40% des jeunes dont 51% des 16-18 ans), des soins dentaires gratuits (36% des jeunes), des remboursements pour les lunettes (37%).  

Les jeunes se disent ouverts aux informations par rapport à la santé : 6 sur 10 souhaitent davantage d’infos sur les politiques de santé qui les concernent plus particulièrement.  Bien que l’école ne soit pas un acteur qui les motive à s’occuper de leur santé,  2 sur 3 souhaiteraient aussi qu'elle s’empare davantage des questions de santé, pour ce qui concerne les comportements à risques (consommation d’alcool, de drogue et comportements sexuellement déplacés). 

Recommandations

Les Mutualités Libres recommandent :  

Une meilleure information des jeunes sur la santé : tant les mutualités que les autres acteurs doivent davantage informer les jeunes sur les mesures de santé qui les concernent spécifiquement comme les soins dentaires gratuits, les moyens de contraception gratuits ou bon marché et le remboursement partiel des lunettes. De façon générale, l’école pourrait jouer un plus grand rôle en termes d’information. 

Une plus grande sensibilisation des jeunes à la santé, pour laquelle il convient de : 

  • cibler en premier lieu les sujets qu’ils jugent eux-mêmes importants, à savoir l’exercice physique, l’alimentation et le sommeil. 
  • cibler tant les jeunes eux-mêmes que leurs parents puisqu’ils déclarent  que leur famille et leurs amis peuvent exercer une influence sur eux . Le médecin reste aussi un point de contact très important.   
  • miser sur les techniques de nudging (invitant subtilement à changer de comportement) & sur une approche « santé » dans toutes les politiques publiques. Concrètement, nous recommandons la mise en place de politiques motivantes comme l’accès à une alimentation équilibrée à moindre coût ou la promotion de nourriture et de boissons saines à l’école. 

Icône PDF Découvrez l'étude complète ici.

Contact: Conrad van de Werve - 0477 87 74 44