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Un budget supplémentaire vient renforcer les soins psychologiques de première ligne et la réintégration au travail

Le gouvernement fédéral franchit une nouvelle étape pour rendre les soins psychologiques plus accessibles et offrir davantage de chances de réintégration durable sur le marché du travail aux personnes en incapacité de longue durée. À l’initiative du ministre Frank Vandenbroucke, unavenant a été approuvée le 2 mars 2026 afin de régler le financement complémentaire de la convention de soins psychologiques de première ligne, dans le cadre de la quatrième vague de mesures relatives à l’incapacité de travail de longue durée.

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deux personnes qui parlent du budget supplémentaire qui enforce les soins psychologiques

Moyens supplémentaires pour les soins psychologiques de première ligne

Par cet investissement, les autorités confirment l’importance d’un soutien psychologique conventionné et facilement accessible comme élément structurel d’une politique de santé cohérente. Concrètement, 4,7 millions d’euros supplémentaires sont prévus en 2026 pour la convention des soins psychologiques de première ligne :

  • 3,2 millions d’euros sont alloués au budget général des soins.
  • 1,5 million d’euros est spécifiquement destiné au pilier constitué par les personnes en incapacité de travail et des demandeurs d’emploi.
    Ces montants augmenteront progressivement au cours des prochaines années.

Soutien ciblé pour les personnes en incapacité de travail

Un nouvel élément important de cette réforme est le renforcement du "pilier proactif". Cela signifie que le soutien psychologique ne se limite plus à un cadre de consultation classique, mais qu’il est également proposé au plus près des personnes, notamment via des organisations actives dans l’accompagnement et l’insertion professionnelle.
Au lieu d’attendre qu’une personne sollicite elle-même une aide, le soutien est proposé dans des lieux qu’elle fréquente déjà dans le cadre de son travail, de son incapacité de travail ou de sa recherche d’emploi. Cette approche permet d’abaisser le seuil d’accès aux soins psychologiques et de faciliter un accompagnement à temps.
Cette démarche s’inscrit en étroite collaboration avec des partenaires tels que VDAB, GTB, Le Forem, Actiris et ADG. Les coordinateurs retour au travail des mutualités jouent également un rôle central dans ce dispositif.
En réunissant l’expertise du secteur des soins de santé et celle des acteurs de l’accompagnement vers l’emploi, un réseau intégré se met en place afin de mieux soutenir les personnes dans leur retour au travail. 

Accompagnement multidisciplinaire et intégré

Le soutien psychologique ne constitue pas une intervention isolée. Il s’inscrit dans un parcours plus large et multidisciplinaire, qui prend également en compte les dimensions médicales, sociales et professionnelles.
Psychologues, médecins, conseillers en trajectoire et coordinateurs Retour au travail collaborent autour d’un objectif commun : un retour durable sur le marché du travail, dans le respect de la santé et du rythme de la personne concernée. Une telle approche intégrée augmente les chances de réussite. Se sentir soutenu sur le plan mental permet de renforcer le rétablissement, la confiance en soi et les perspectives professionnelles.

Bénéfice pour la santé publique et la sécurité sociale

Cet investissement combiné dépasse la simple dimension budgétaire. Il poursuit un double objectif : renforcer le bien-être mental et favoriser une réintégration durable sur le marché du travail.
En misant à temps sur le soutien psychologique, nous réduisons le risque d’une incapacité de travail de longue durée. C’est positif pour les personnes concernées, qui peuvent ainsi retrouver des perspectives et une structure dans leur quotidien. Parallèlement, notre sécurité sociale peut se concentrer davantage sur l’activation et l’inclusion.
Les Mutualités Libres se félicitent de cette avancée qui améliore encore l’accessibilité aux soins psychologiques. Il est essentiel que chacun puisse bénéficier rapidement et à un coût abordable d’un accompagnement de qualité.
Le Dr Ruud Saerens, médecin-expert auprès des Mutualités Libres, souligne également l’importance de ce renforcement budgétaire :

Grâce à nos coordinateurs Retour au travail et à notre proximité avec nos affiliés, nous pouvons jouer un rôle facilitateur et fédérateur dans cette collaboration renforcée. En partenariat avec les services d’accompagnement vers l’emploi et les prestataires de soins, nous souhaitons contribuer activement au déploiement de cette approche proactive et intégrée.  Car une personne qui se sent plus solide sur le plan mental est aussi plus solide dans la vie et sur le marché du travail.