1.276 euros par an. C'est le montant perdu par chaque habitant d'une métropole européenne en raison de la pollution atmosphérique dans cette ville. Bruxelles est évidemment reprise dans la liste des villes européennes les plus polluées : notre capitale y occupe la 21e position.

Une étude de l'Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) établit un lien entre la pollution de l'air et son coût pour les 133 millions d'habitants de 432 villes européennes. Ce coût est calculé sur la base des coûts sociaux, qui ont un impact sur notre bien-être et notre niveau de vie. Ces coûts sociaux comprennent les frais de santé immédiats, comme les factures d’hôpitaux, mais aussi les impacts indirects sur la santé, comme un décès prématuré. Ces coûts sociaux influencent notre bien-être : nous voulons en effet vivre en bonne santé le plus longtemps possible.

La pollution atmosphérique représente un coût de 166 milliards d'euros, soit une moyenne de 385 millions d'euros par ville, ou 1.276 euros par habitant. De plus, le coût pour les trois plus grandes villes de Belgique n'est pas négligeable : 1.395 euros par an pour les Bruxellois, 1.493 euros pour les Anversois, et même 1.556 euros pour les Gantois.

Ville

Coût annuel total

Coût par habitant

Bruxelles

1.585.778.013 €

1.395 €

Anvers

744.293.817 €

1.493 €

Gand

386.424.103 €

1.556 €

Liège

314.179.361 €

833 €

Charleroi

162.341.689 €

795 €

Mons

94.344.658 €

1.018 €

 

Health in all policies

Les Mutualités Libres soutiennent l'approche "Health in all policies". Un air sain, à l'intérieur comme à l'extérieur, en fait partie. "Les villes doivent continuer à travailler sur une politique respectueuse de l'environnement", déclare Xavier Brenez, directeur général des Mutualités Libres. "Une meilleure qualité de l'air est cruciale pour notre santé et la qualité de vie en ville. Avec plus de pistes cyclables et plus d'espaces verts en ville, vous motivez également les citoyens à faire plus d'exercice".

Nous devons transformer nos villes en "healthy cities" (comme Copenhague et Stockholm, par exemple) avec des zones piétonnes, des espaces verts suffisants et des transports publics efficaces. Aborder cette problématique est déjà un premier pas vers la réduction du coût du bien-être par habitant.

Consulter l'étude de EPHA ici > https://cleanair4health.eu/ 

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