Contexte

Les dépenses en faveur de la prévention atteignent à peine 2,1 % des dépenses totales de soins de santé, ce qui positionne la Belgique sensiblement en dessous de la moyenne européenne de 3 %. Depuis longtemps, la prévention est le chaînon déficitaire de notre système de santé. Or, les investissements en promotion de la santé et en prévention permettent d’améliorer sensiblement les années de vie en bonne santé. Vu leurs impacts en terme de santé publique et leurs retombées économiques, certains domaines méritent une attention prioritaire, tels que la consommation d’alcool et de tabac– en particulier chez les jeunes-, la santé mentale et le risque de suicide, la sédentarité et l’alimentation, le dépistage de certains cancers et les risques liés aux expositions environnementales.

De nombreuses enquêtes indiquent que les citoyens privilégient majoritairement la qualité de vie à la durée de vie. Ils associent à cette préférence l’importance de la prévention qui devrait bénéficier d’autant d’attention que le secteur curatif.

La prévention est par ailleurs insuffisamment dirigée vers les populations vulnérables et représente une source d’inégalités sociales à corriger par des mesures ciblées.
 

Que proposent les Mutualités Libres ? 

Augmenter de 50 % les moyens destinés à la prévention, à partir de 2020.

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