Engagement sociétal

Les Mutualités Libres, Covid 19 & Protection sociale

En ce moment, le monde entier tente de limiter la propagation du virus Covid-19. En Europe occidentale, on prend aussi une série de mesures sociales pour compenser (en partie) la perte de revenus pour ceux qui ne peuvent plus travailler en raison des circonstances. Mais certains groupes plus vulnérables se retrouvent en grande difficulté.
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Le secteur de la santé

Les Mutualités Libres ont signé Carte blanche Covid 19 & Protection sociale dans Mo*-magazine.

Les systèmes de soins de santé dans chaque pays sont-ils prêts à faire face au raz-de-marée de malades? Des mesures sont plus que nécessaires pour faire face aux pénuries et élargir les capacités de prise en charge, car même dans certaines régions riches fortement touchées par le virus la situation est alarmante. Dans les pays où d’importantes coupes budgétaires ont été effectuées dans le secteur de la santé, c’est la population qui en paie le prix fort aujourd’hui. De nombreux pays tirent la sonnette d’alarme étant donné que leurs systèmes de santé et de protection sociale ne sont pas en mesure de gérer une telle pandémie. Dans le monde, près de 40% de la population n’a accès à aucune forme d’assurance maladie, ni à des services publics de soins de santé. 

Afrique

Dans beaucoup de pays d’Afrique, la mise en place de mutuelles de santé est en cours depuis une vingtaine d’années, sur base de contributions solidaires. Plus récemment, les gouvernements de ces pays ont eux aussi pris leurs responsabilités en investissant davantage dans le système, en subventionnant les cotisations des groupes les plus pauvres et en renforçant l’offre de services sanitaires. Surtout à la lumière l’urgence dans laquelle nous nous trouvons, qui remet en question le progrès engrangé. Dès lors, une aide humanitaire sera nécessaire dans de nombreux pays pour affronter la pandémie. 

La distanciation sociale n’est pas une option

« Restez chez vous » est un slogan qui fonctionne bien en Belgique. Mais pour des centaines de millions de personnes, qui vivent entassées dans des bidonvilles ou des quartiers populaires de mégalopoles, cette injonction a un tout autre écho. Jusqu’à 90% de la population vit principalement de l’économie informelle sans avoir la possibilité de travailler de chez eux. Un jour sans travail signifie un jour sans repas pour leurs familles.
La communauté internationale a aussi une responsabilité à cet égard. A court terme, à travers l’aide humanitaire. Mais aussi et surtout à plus long terme : la protection sociale universelle est réalisable et payable, moyennant une coopération internationale plus intense de la part de tous les acteurs pertinents.