Contexte

La lutte contre le cancer est considérée comme la priorité par plus de 80 % de la population. Au-delà des facteurs de prévention primaire, la lutte contre le cancer pourrait être améliorée en renforçant le taux de participation aux programmes de dépistage existants (sein, col utérin, colorectal).

En Belgique, 61,6% des femmes de 50 à 69 ans sont dépistées pour le cancer du sein : 53,2%, à Bruxelles, 66,6% en Flandre 66,6% et en Wallonie 54,7% (IMA Atlas, 2018). Idéalement, la mammographie de dépistage précoce devrait s'inscrire dans le cadre du programme de dépistage organisé, ce qui est le cas en Belgique depuis 2001. Malgré cela, de nombreuses femmes belges font un dépistage, suite à une prescription du médecin : c'est particulièrement vrai en Wallonie (47,2%) et Bruxelles (42,2%), mais nettement moins en Flandre (16,8%).

Le cancer du colon est le troisième et le deuxième cancer en Belgique chez les hommes et les femmes. En ce qui concerne le dépistage, il existe de grandes différences entre régions, lié à la manière de faire passer le test. En Flandre, 37% (2016) de la population cible participe au dépistage. En revanche, le e taux de participation en communauté française ne serait que de 10% environ. Selon le Centre communautaire de référence (CCR), une augmentation de 25% est attendue d'ici la fin de 2017 (Candeur & De Foy, 2017). Cependant, ces chiffres doivent encore être confirmés par des données officielles.

Grâce à un dépistage, les stades précancéreux du cancer du col de l’utérus peuvent être détectés et empêchent le développement du cancer grâce à un traitement préventif. En Belgique, on recommande aux femmes âgées entre 25 et 64 ans d'effectuer un frottis tous les trois ans. Seule la Flandre organise depuis 2013 un dépistage officiel de la population cible.

Selon les chiffres de l'Agence intermutualiste, 51,5% des femmes âgées de 25 à 64 ans ont été examinées en 2013. La répartition entre les régions n'est pas si différente: 49,2% pour Bruxelles, 50,7% pour la Flandre et 53,5% pour la Wallonie. Cependant, au fil du temps, nous observons une baisse significative du taux de couverture en Belgique : de 58,4% en 2008 à 51,5% en 2013. Surtout dans les parties du pays n'organisant pas de dépistage officiel de la population.
 

Que proposent les Mutualités Libres ?

  • Améliorer le taux de participation aux programmes de dépistage du cancer du sein :  75 % pour les femmes entre 50 et 69 ans.  
  • Améliorer le taux de participation aux programmes de dépistage du cancer colorectal : 65 % pour les personnes entre 50 et 74 ans
  • Améliorer le taux de participation aux programmes de dépistage du cancer du col utérin : 70 % pour les femmes entre 20 et 69 ans
Quelles sont les actions prioritaires ?
  • En Wallonie et à Bruxelles, assurer comme en Flandre une distribution automatique ou organisée via les pharmaciens, des kits de dépistage pour le cancer colorectal.
  • Mettre en place des systèmes de rappels individuels, en collaboration avec les mutualités (SMS, email,…).
  • Stimuler les recherches pour identifier les groupes cibles spécifiques ayant un faible taux de participation aux campagnes de dépistages et leurs raisons. Permettant ainsi de créer des campagnes de sensibilisation spécifique en co-création avec le groupe cible.
  • Revoir régulièrement la communication et les campagnes de sensibilisation afin de continuellement améliorer la participation aux campagnes de dépistage.
  • Organiser des campagnes d’information auprès des prestataires sur les bonnes pratiques de dépistage.
  • Investir dans des possibilités innovantes de dépistages de différents cancers, comme par exemple via l’intelligence artificielle.
  • Soutenir les actions visant à encourager la fidélisation aux campagnes de dépistage. Plus les femmes sont âgées, plus faible est le taux de participation aux dépistages du cancer du sein.

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