Contexte

En Belgique, depuis 2014, les personnes qui apportent régulièrement leur aide à un proche en déficit d’autonomie sont reconnues aidants proches selon des critères fixés par une loi fédérale. Actuellement, aucune compensation financière ou fiscale n’est prévue.

Les données sur le nombre d’aidants proches en Belgique sont insuffisantes et peu précises. L’enquête de santé de 2013 rapporte que 9% de la population procure une aide ou des soins à un proche. D’autres études plus récentes ont révélé des chiffres plus élevés. En Wallonie et à Bruxelles, on parle de 22% d’aidants proches. En Flandre, une estimation monte jusqu’à 35%.

En ce qui concerne le profil type des aidants proches, la majorité sont non cohabitants (61%) et la plupart sont des femmes. La plupart des aidants non cohabitants sont actifs professionnellement (60%), alors que seuls 18% des aidants cohabitants le sont encore. Trois aidants proches sur quatre font appel à une aide-familiale ou à une aide-ménagère. Les aidants proches ne font que très peu appel aux services dits "de répit" que ce soit le service de garde-malade, les centres de soins de jour ou les séjours temporaires en maison de repos.

Acteurs de première ligne dans l’accompagnement offert à leurs proches, les aidants proches sont plus exposés aux risques d’épuisement, d’isolement et de solitude par rapport à l’entourage familial, social et professionnel. La majorité d'entre eux estime que leur qualité de vie est impactée.

Les besoins des aidants proches sont de 3 types : l’information concernant l’état de santé de la personne aidée et des questions pratiques sur les aides et services ou  sur les compensations financières ; le recours à des services professionnels et de répit (ce besoin augmentant en fonction du degré de dépendance de la personne aidée) et la reconnaissance en terme de compensation financière.

Que proposent les Mutualités Libres ?

  • En 2024, au moins 80% des aidants proches obtiennent leur statut et les droits qui en découlent.
  • Elaborer un plan stratégique national 2020-2025 de soutien et d’accompagnement aux aidants qui se traduit en mesures concrètes à mettre en œuvre localement et déclinées autour des 3 grands axes/3 principaux besoins. 
    Quelles sont les actions prioritaires ?
    • Recenser le nombre d’aidants proches aux niveaux national et régional en actualisant les données provenant de l’enquête de santé publique de 2013.  
    • Faciliter la reconnaissance de l’aidant proche en rationnalisant les démarches administratives à effectuer auprès de la mutualité.
    • Dans le cadre de la reconnaissance, prévoir des compensations fiscales et financières telles que : assimilation de périodes d’interruption de carrière, allocation directe pour les aidants proches ou via les systèmes d’assurance santé/sociale mise en place par les régions, congés spécifiques, réduction fiscale et/ou du précompte immobilier pour les aidants cohabitants.
    • Informer, former et conseiller les aidants proches en organisant et structurant l’information et l’accompagnement au niveau régional et local et en identifiant un numéro unique.
    • Dresser un inventaire des services de soutien et de l’offre de répit : les évaluer, les rendre accessible financièrement et étoffer les zones en sous-effectif
    • Encourager la collaboration entre les soins formels et informels  en renforçant le travail de coopération étroit entre les aidants et l’ensemble de professionnels amenés à intervenir auprès du proche dépendant.

    Sources

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