Contexte

Le bien-être psychique fait partie des préoccupations et thèmes prioritaires des citoyens.

La santé mentale des jeunes est une priorité. Parmi les 11-15 ans, 3.125 adolescents ont pris des antidépresseurs en 2016 (+ 8,6 % par rapport à 2015). Parmi les 16-20 ans, ce nombre s’élève à 14.480 (+ 2 %) selon les chiffres de l’INAMI.

Un enquête réalisée à la demande des Mutualités Libres en 2017 a révélé que les souffrances psychiques sont le sujet de préoccupation numéro un des jeunes. Les 18-24 ans sont plus nombreux (41 %) que le reste de la population (31 %) à estimer que la prise en charge des troubles psychologiques devrait être prioritaire dans notre système de santé. Parmi les mesures à prendre pour réduire ou prévenir les troubles psychologiques, un jeune sur deux (49 %) estime qu'il faut mieux rembourser l'accompagnement chez un psy.

La moitié des cas de troubles mentaux commencent vers l'âge de 14 ans. Cela inclut, entre autres, les maladies psychiatriques graves chez les adultes telles que la dépression et les troubles anxieux et, par conséquent, la prévention ou le traitement précoce devrait être destiné aux jeunes.

Les problèmes de santé mentale courants chez les adolescents, tels que la dépression, restent souvent non traités et ont des conséquences graves sur leur santé et leurs résultats scolaires. Ces troubles peuvent mener jusqu’au suicide. Avec 3 suicides par jour en moyenne, notre pays se situe dans le top 3 européen.

Un plan sur la santé mentale des enfants et adolescents 2015-2020 a été mis en place, au niveau de la conférence interministérielle Santé Publique. Il comprend tant des actions stratégiques que des actions concrètes à réaliser sur le terrain. On y retrouve 4 objectifs stratégiques : renforcer le leadership, renforcer l’offre des soins et de l’aide aux personnes pour une prise en compte globale, intégrée et adaptée aux enfants, mettre en place des stratégies de prévention et promouvoir la santé mentale et le renforcement d’informations relatives aux soins, d’enregistrement et de communication ainsi que la cherche dans cette thématique. Ce plan sera implémenté à travers des réseaux. Toutes les formes de soins doivent se coordonner afin de permettre complémentarité et continuité des soins et en même temps d’éviter les chevauchements.

Que proposent les Mutualités Libres ?

  • Réduire le taux de suicide en se rapprochant de la moyenne européenne (2025).
  • 80% des écoles prévoient un plan de prévention qualitatif en santé mentale (2025).
    Quelles sont les actions prioritaires ?
    • Encourager les écoles à prendre des mesures pour améliorer la résilience mentale des jeunes. Des heures de cours pourraient être utilisées pour apprendre aux jeunes à renforcer leur estime de soi ainsi qu'à faire face aux échecs.  
    • Rendre accessibles les services de santé mentale en milieu scolaire afin d'aider à réduire les épisodes dépressifs et les risques de suicide chez les adolescents.
    • Améliorer l'accessibilité à la psychothérapie et assurer le remboursement de ce groupe cible spécifique.
    • Sensibiliser les médecins généralistes et les pédiatres pour qu'ils soient à l'aise avec les soins des jeunes patients souffrant de dépression et d'autres problèmes psychologiques.
    • Mettre en place des centres de santé et de prévention dédiés aux jeunes. A l'instar des "Maisons des Adolescents (MDA)" existant en France. Ces établissements permettent aux jeunes d'accéder à des soins spécifiques et offrent les services essentiels suivants : consultations multidisciplinaires, une équipe mobile qui visite les jeunes hospitalisés, une équipe mobile capable de rencontrer des adolescents à la maison, réunions de réseau et groupes de soutien aux parents.
    • Lancer des campagnes auprès des publics cibles vulnérables comme les parents ayant des problèmes mentaux. 
    • Renforcer l'entourage social des adolescents comme rempart contre les problèmes psychologiques. Impliquer les parents et autres membres de la famille, leur cercle d'amis, leurs médecins généralistes et leurs services sociaux et psychologiques.
    • Créer des outils en ligne pour promouvoir le bien-être des jeunes et les problèmes de santé mentale.
    • Poursuivre le déploiement et le financement des réseaux de soins en santé mentale pour enfants et adolescents.

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