Contexte

La politique des médicaments doit poursuivre un double objectif :

  • Mettre à disposition des patients les traitements innovants leur offrant les meilleures perspectives de santé.
  • Assurer une utilisation rationnelle des médicaments dans une perspective d’efficacité clinique, d’efficience économique et de sécurité des patients. 

Il faut faire des efforts supplémentaires soient pour stimuler l'usage rationnel des traitements médicamenteux. La Belgique figure parmi les pays présentant le plus haut taux de prescription après consultation. Cela entraîne un taux de consommation de notre pays supérieur aux pays voisins pour les antibiotiques, les antidépresseurs, les médicaments pour les troubles de la sécrétion d’acide gastrique ou encore les hypocholestérolémiants.

Il faut encourager les comportements de prescriptions respectant les recommandations et favorisant la prescription des médicaments génériques et bons marchés. La Belgique est une mauvaise élève en termes de volume général, d’utilisation de génériques et de biosimilaires, ainsi qu’en matière de prescriptions en DCI. En 2016, la part des médicaments génériques s’élevait à 35% du volume total, celle des médicaments bon marché à +/- 55%, , ce qui nous place toujours en-dessous du pourcentage des pays voisins.

Les problèmes liés à la polymédication et la non-adhérence au traitement requièrent une attention particulière. Plus d’un quart des personnes âgées de plus de 65 ans prennent plus de 5 médicaments par jour, soulignant l’importance de la "medication review" effectuée en concertation entre le médecin et le pharmacien. 

Que proposent les Mutualités Libres?

  • Augmenter l’utilisation des médicaments considérés comme bon marché (génériques, originaux bon marché, biosimilaires) de 10 % (2021). 
  • Réduire l’utilisation des antibiotiques conformément aux recommandations de la BAPCOC (notamment passer de 800 prescriptions / 1000 habitants vers 600 en 2020 et 400 en 2025).
  • Diminuer le nombre de patients polymédiqués (> 5 médicaments) de 10% (2025).
  • Effectuer une "revue de la médication" chez 50% des patients hyperpolymédiqués (>9 médicaments) (2025).  
Quelles sont les actions prioritaires ?
  • Imposer la prescription en DCI pour les nouveaux traitements afin de permettre la délivrance  des médicaments les moins chers.
  • Stimuler l’utilisation des biosimilaires par des incitants financiers et la fixation de quotas de prescription.
  • Renforcer les feedbacks vers les prestataires (volumes de prescription, respect des guidelines).
  • Prévoir des incitants financiers stimulant les bonnes pratiques de prescription (respect des guidelines et des quotas de bon marché/similaires) et des mesures contraignantes vis-à-vis des outliers.
  • Veiller à l’adéquation des  prescriptions pour les patients en maison de repos en encourageant la collaboration multidisciplinaire. 
  • Renforcer le rôle du pharmacien de référence dans une meilleure utilisation des médicaments :
    • Mettre en place une "revue de la médication" structurée par le pharmacien de référence pour les patients prenant plus de 9 médicaments, annuellement ou en cas de modification de l’état du patient.
    • Garantir la qualité de cette revue de la médication par une formation spécifique et la définition d’un cadre structuré.

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