Contexte

26,6% des Belges ne se rendent jamais chez le dentiste trois années d'affilée. Il y a de grandes différences entre les groupes d’âge, principalement parmi les plus jeunes et les personnes âgées. Le groupe intermédiaire des 18 à 44 ans pose aussi question.

Malgré les avantages financiers offerts aux personnes ayant droit à des prestations majorées, ils vont au total, mais également quel que soit l’âge, moins chez le dentiste (38,9% vont pas chez le dentiste sur une période de 3 ans).

La bonne santé bucco-dentaire est à la base des fonctions essentielles que sont parler et manger, et impacte la vie sociale. Tant l’hygiène quotidienne que les soins dentaires dispensés par des professionnels sont importants pour la prévention et le traitement des maladies buccales.

Plusieurs études démontrent qu'une mauvaise hygiène dentaire peut avoir un impact concret sur certaines maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires ou les maladies respiratoires. Les différents groupes de population font encore appel aux soins dentaires de manière très inégale, en raison de limites financières ou de l'accessibilité géographique et socio-économique. Les différences géographiques (voir Atlas IMA) sont assez importantes. Le taux de visite dans les villes sont nettement moins bons. On constate également une différence entre les communes de Flandre et de Wallonie.

Tous ces éléments nous incitent à proposer un objectif global pour les soins bucco-dentaires, en accordant une attention particulière à certains groupes cibles.

Que proposent les Mutualités Libres ?

Améliorer les soins dentaires de 3 points de pourcentage (sur base de l’indicateur pas de visite chez le dentiste) pour 2024. En particulier auprès des groupes cibles spécifiques : les personnes ayant droit à des prestations majorées et le groupe d’âge des 25 à 44 ans.

Source
Atlas AIM

Quelles sont les actions prioritaires ?
  • Afin d’améliorer la littératie, diffuser des informations sur l'importance des soins bucco-dentaires. En effet, de nombreuses personnes ont peur du dentiste, ne connaissent pas suffisamment les différentes possibilités de prévention ou de conservation, ni les possibilités financières et estiment que le coût (conventionné ou non) n’est pas assez transparent.
  • Déployer des actions de sensibilisation auprès des populations spécifiques (bénéficiaire de l’intervention majorée (BIM), 25-44 ans). Entre autre, concevoir une  communication sur mesure pour le groupe d’âge des 25 à 44 ans, qui détient souvent un rôle d’exemple pour les jeunes et un rôle de soutien aux personnes âgées.
  • Fournir une vue transparente des coûts des différentes prestations chez le dentiste.

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