14/10/2021
Les Mutualités Libres ont invité 129.094 de leurs membres à remplir un questionnaire sur leur utilisation des soins de santé. 6.443 réponses ont été analysées et ont donné quelques résultats surprenants.

Ces 10 dernières années, nous avons constaté une baisse croissante du nombre de non-utilisateurs des soins de santé. En 2010, ce chiffre était encore de 7 %, alors qu'en 2018, seuls 5,4 % de nos membres n'avaient pas recours aux soins de santé. Mais qui sont ces non-utilisateurs en 2020 ? 

Peur des examens

Ce sont plus souvent les hommes que les femmes qui n’utilisent pas les soins de santé. Ils vivent plus souvent seuls sans partenaire (avec ou sans enfants ou autres personnes) et ils se sentent plus souvent en excellente santé. Les non-utilisateurs se montrent également plus anxieux à l’idée d’effectuer certains examens. Les membres qui ont bel et bien recours aux soins de santé semblent mieux savoir à quel prestataire de soins ils peuvent s'adresser, ils semblent également faire plus souvent du sport et souffrent davantage de maladies chroniques.
De plus, l'enquête montre que certains non-utilisateurs ne font même pas appel à un dentiste, médecin généraliste ou spécialiste en cas de problème. Tout aussi étonnant : même si un problème devait survenir, la moitié des non-utilisateurs et environ 4 utilisateurs sur 10 indiquent qu'ils ne chercheraient pas à obtenir l'aide d'un psychiatre ou d'un psychologue.

Covid-19

La Covid-19 a manifestement joué un rôle important dans le recours ou le non-recours aux soins de santé en 2020 : deux personnes interrogées sur cinq déclarent avoir reporté des soins en 2020 en raison de l’épidémie et près d’une personne sur quatre déclare avoir eu peur de consulter un prestataire de soins en raison de la Covid-19. Les soins bucco-dentaires ont été particulièrement touchés puisque près d'un quart des personnes interrogées ont déclaré qu’elles avaient reporté ces types de soins.
Autres raisons importantes du report des soins : un répondant sur cinq a invoqué des raisons financières pour reporter les soins et un sur huit éprouve des difficultés à comprendre les explications des prestataires de soins.