Le symposium organisé le 19 novembre et qui avait pour thème "Perturbateurs endocriniens : réduire l’impact sur notre santé" a ouvert la voie à différentes pistes d’actions et de réflexions. Les Mutualités Libres ont, elles aussi, avancé une série de propositions reprises dans leur Position paper et dont voici les principales.

Informer et sensibiliser les citoyens

Aujourd’hui, comme l’enquête que nous avons réalisée le démontre, les citoyens belges ne sont pas suffisamment conscients du risque pour leur santé que représente l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Certes, la matière est complexe. C’est pourquoi, il est primordial de formuler des messages de manière claire et compréhensible. Les mutualités et les prestataires de soins ont, dans le cadre de cette sensibilisation, un rôle important à jouer.  

Fonder la politique sur le principe de précaution

Pour les Mutualités Libres, il est essentiel que la future politique précise comment appliquer le principe de précaution lorsque les données scientifiques ne permettent pas une évaluation complète des risques. Un cadre juridique clair est nécessaire afin de se concentrer sur la protection de la santé publique. Les différentes autorités doivent s’accorder sur ce point afin de mener une politique uniforme.

Rendre l’innovation et la recherche plus écologiques

A l’heure actuelle, on estime à 140.000 le nombre de substances chimiques différentes sur le marché et seul 1 % de ces substances a été testé pour leurs effets toxiques. Il reste donc du pain sur la planche sur ce point. Soutenir la recherche d’alternatives plus sûres est également un impératif. La crise du coronavirus a entrainé la volonté d’aborder les choses différemment. Aux autorités maintenant à en tirer le meilleur parti.

Jouer un rôle de pionnier en Europe

En 2018 déjà, le Sénat demandait à la Belgique de montrer le bon exemple en matière de perturbateurs endocriniens. Dans ce dossier, la Belgique n’est pas seule et peut s’unir à d’autres États membres tels que la France, la Suède et le Danemark qui abordent également la problématique des perturbateurs endocriniens. Ces pays, comme la Belgique, assumeront la présidence de l’UE dans les années à venir.

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