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Alléger la facture des malades chroniques

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Plus de 60 % des  coûts de prise en charge de la sclérose en plaques sont assumés par les patients. Parce que les dépenses occasionnées par la maladie ne sont pas toujours là où on le pense, comme le montre une  étude des Mutualités Libres !  « Les malades chroniques doivent se voir attribuer un vrai statut leur ouvrant l’accès à de meilleurs remboursements», plaident les Mutualités Libres.

BRUXELLES LE 2 SEPTEMBRE 2010.  En Belgique,  environ 9.000 personnes sont affectées par la sclérose en plaques (SEP).  Comme tous les malades chroniques, ces patients doivent faire face à d’importantes dépenses. Les Mutualités Libres ont voulu savoir ce que coûte réellement une maladie chronique  et si ces dépenses sont suffisamment couvertes par l’assurance maladie. Dans une étude réalisée avec la collaboration de 271 patients atteints de SEP, il apparaît que c’est loin d’être le cas.

Quelques constats :

  • Quel que soit le stade de sévérité de la SEP (4 identifiés), les frais à charge du patient sont toujours plus importants que les frais remboursés  par l’assurance maladie.  Aux niveaux  les plus avancés de la maladie,  plus de 60 % des coûts ne sont pas pris en charge par cette assurance ;
  • L’ampleur des dépenses totales liées à la SEP croît avec le niveau de gravité de la maladie : entre le stade 1 et 4, ces coûts augmentent de 400% ! ;
  • Malgré le remboursement préférentiel accordé aux malades chroniques, certaines prestations nécessaires aux patients atteints de SEP (kinésithérapie, ergothérapie)  reviennent encore très cher à la plupart d’entre eux;
  • Le recours aux aidants non professionnels (famille, amis) est un des postes de dépenses les plus importants.  Au stade le plus sévère (4) de la maladie, ces aidants consacrent près de 7h par jour au malade, et ce sans juste compensation financière.
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Un statut « objectif Â» de malade chronique

Les Mutualités Libres constatent que les dispositifs actuels  de protection du malade chronique sont  insuffisants pour couvrir l’ensemble des frais occasionnés par la sclérose en plaques. Elles préconisent dès lors la création d’un véritable statut de « malade chronique Â»,  basé sur des critères objectifs  et médicaux et non plus administratifs  comme c’est le cas actuellement*. Ce statut ouvrirait, pour le patient, des droits en fonction du degré de gravité de sa maladie.

  • L’octroi d’avantages divers comme le recours plus fréquent à certains soins (ex :  kinésithérapie) ;  
  • Le remboursement partiel ou intégral de certaines prestations actuellement non remboursées (médicaments, dispositifs médicaux…) ;
  • Un meilleur remboursement  (éventuellement intégral) de prestations aujourd’hui partiellement remboursées (ex : produits pharmaceutiques indispensables à la prise en charge de la maladie chronique) ;
  • L’octroi du tiers payant pour le malade (il ne devra plus avancer l’argent de ses soins) ;
  • L’octroi d’une juste compensation financière pour les aidants proches (partenaire ou membre de la famille qui réduit ou arrête son activité professionnelle pour s’occuper du patient) ;
  • L’élargissement du forfait de soins flamand (Zorgverzekering) à toutes les régions de Belgique, pour couvrir les dépenses non médicales (aide familiale, etc).
  • L’augmentation du montant  ou l’assouplissement des critères d’accès à certains forfaits (ex : « forfait incontinence Â» pour le cas de la SEP) et avantages.

 

Enfin, les Mutualités Libres souhaitent que les malades chroniques et les médecins soient mieux informés sur les droits de ces patients et préconisent donc le lancement d‘ une campagne d’information impliquant les associations de patients. 

* Actuellement, pour être considéré comme malade chronique, le patient  doit avoir dépensé pendant 2 années consécutives des tickets modérateurs d’un montant de plus de 450 euros.

Plus d'infos?

Un meilleur système de remboursement pour les maladies chroniques

Une étude des Mutualités Libres menée auprès de personnes atteintes de sclérose en plaques. Les résultats de cette étude ont mené à une série de recommandations. Les avantages existants doivent être utilisés de manière optimale. Etant donné que même en cas de remboursement maximal des frais dans le cadre du système INAMI, une grande proportion des dépenses est encore à charge du patient, des mesures doivent être prises pour mieux indemniser les frais non remboursés.

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