Syndicate

Syndicate content

1 femme épileptique sur 6 a pris de la Depakine pendant sa grossesse

Version imprimable
03-01-2017

Entre 2010 et 2014, près de 700 femmes épileptiques ont pris du valproate (essentiellement la Depakine) pendant leur grossesse alors que ce médicament peut avoir de graves répercussions sur le développement et la santé des enfants : autisme, malformations congénitales… Les Mutualités Libres ont recensé le nombre de femmes concernées par ce risque. Une première en Belgique.

Bruxelles, le 3 janvier 2017. Quatre familles belges ont décidé de porter plainte contre X. Pendant des années, des futures mères ont consommé un antiépileptique contenant du valproate (surtout la Depakine). La notice de ce médicament indique pourtant qu’il ne doit pas être utilisé par les femmes enceintes sauf en cas d’intolérance ou d’inefficacité des alternatives médicamenteuses.

Malgré ce risque connu depuis les années 80, la Depakine et les autres médicaments contenant du valproate continuent à être prescrits : les Mutualités Libres ont calculé qu’entre 600 et 700 femmes épileptiques ont consommé ce médicament pendant leur grossesse entre 2010 et 2014.

En 2014, les restrictions concernant le valproate se sont étendues aux adolescentes et aux femmes en âge de procréer. Les professionnels de la santé ont été alertés de ces nouvelles dispositions via notamment un courrier envoyé par les labos produisant des médicaments à base de valproate. D’après l’analyse des Mutualités Libres, 12.500 femmes et adolescentes en âge de procréer prennent  ce médicament. Des efforts sont à faire en termes d’information et de sensibilisation de la population.

Recommandations des Mutualités Libres

·        Avant de concevoir une grossesse et pendant la grossesse, les patientes épileptiques doivent toujours consulter leur médecin afin de revoir le traitement en cours et fixer avec lui quel sera le traitement le plus approprié selon les recommandations. En général, l’arrêt du traitement antiépileptique avant ou pendant la grossesse n’est pas une solution envisageable.

·        Tous les professionnels de la santé doivent être responsabilisés par rapport à la nécessité de bien informer les femmes quant aux risques liés à la prise de certains médicaments pendant leur grossesse.

·        Des mesures complémentaires doivent être prises par les pouvoirs publics pour garantir une information systématique des femmes épileptiques enceintes (ex. pictogramme, etc.).

·        Les mutualités ont un rôle à jouer en informant leurs affiliées quant aux risques liés à la prise de médicaments pendant leur grossesse, ceci en particulier pour ceux à base de valproate. Les Mutualités Libres encouragent vivement les patientes à consulter leur médecin au moment où elles envisagent une grossesse.

Plus d’infos ?

Dr Ann Ceuppens, directrice du service Etudes & représentation des Mutualités Libres, 0478 45 37 95 ou ann.ceuppens@mloz.be

Entre 2010 et 2014, près de 700 femmes épileptiques ont pris du valproate (essentiellement la Depakine) pendant leur grossesse alors que ce médicament peut avoir de graves répercussions sur le développement et la santé des enfants : autisme, malformations congénitales… Les Mutualités Libres ont recensé le nombre de femmes concernées par ce risque. Une première en Belgique.

Bruxelles, le 3 janvier 2017. Quatre familles belges ont décidé de porter plainte contre X. Pendant des années, des futures mères ont consommé un antiépileptique contenant du valproate (surtout la Depakine). La notice de ce médicament indique pourtant qu’il ne doit pas être utilisé par les femmes enceintes sauf en cas d’intolérance ou d’inefficacité des alternatives médicamenteuses.

Malgré ce risque connu depuis les années 80, la Depakine et les autres médicaments contenant du valproate continuent à être prescrits : les Mutualités Libres ont calculé qu’entre 600 et 700 femmes épileptiques ont consommé ce médicament pendant leur grossesse entre 2010 et 2014.

En 2014, les restrictions concernant le valproate se sont étendues aux adolescentes et aux femmes en âge de procréer. Les professionnels de la santé ont été alertés de ces nouvelles dispositions via notamment un courrier envoyé par les labos produisant des médicaments à base de valproate. D’après l’analyse des Mutualités Libres, 12.500 femmes et adolescentes en âge de procréer prennent  ce médicament. Des efforts sont à faire en termes d’information et de sensibilisation de la population.

Recommandations des Mutualités Libres

·        Avant de concevoir une grossesse et pendant la grossesse, les patientes épileptiques doivent toujours consulter leur médecin afin de revoir le traitement en cours et fixer avec lui quel sera le traitement le plus approprié selon les recommandations. En général, l’arrêt du traitement antiépileptique avant ou pendant la grossesse n’est pas une solution envisageable.

 

·        Tous les professionnels de la santé doivent être responsabilisés par rapport à la nécessité de bien informer les femmes quant aux risques liés à la prise de certains médicaments pendant leur grossesse.

·        Des mesures complémentaires doivent être prises par les pouvoirs publics pour garantir une information systématique des femmes épileptiques enceintes (ex. pictogramme, etc.).

·        Les mutualités ont un rôle à jouer en informant leurs affiliées quant aux risques liés à la prise de médicaments pendant leur grossesse, ceci en particulier pour ceux à base de valproate. Les Mutualités Libres encouragent vivement les patientes à consulter leur médecin au moment où elles envisagent une grossesse.

 

Plus d’infos ?

Dr Ann Ceuppens, directrice du service Etudes & représentation des Mutualités Libres, 0478 45 37 95 ou ann.ceuppens@mloz.be

MLOZ newsletter

Restez inform de notre actualit et recevez des infos sur le monde des soins de sant Abonnez-vous  notre newsletter!