Le gouvernement a lancé un "plan pour la reprise et la résilience" de 5,9 milliards d'euros. Une excellente initiative à première vue, mais le plan contient certains angles morts, tels que le renforcement du secteur des soins de santé.

Un an après le début de la pandémie, les impacts de la Covid-19 crise sur le système de santé sont encore peu pris en compte. Une partie des efforts visant à rendre les systèmes de soins de santé résilients se reflète dans le budget destiné aux soins de santé. Toutefois, la norme de croissance de 2,5 % ne compensera en réalité que partiellement le sous-financement chronique de ces dernières années.

La pandémie a mis en évidence les besoins liés au vieillissement de la population ainsi que les inégalités en matière de santé. Il est nécessaire d'investir dans le personnel soignant et social, par le biais d’un investissement dans les infrastructures intermédiaires et des services non marchands performants pour les "oubliés" de la crise : les personnes âgées et les personnes en situation précaire. Le plan ne répond pas à ces besoins.

Des investissements sont également nécessaires pour prévenir et réparer les dommages sociaux et sanitaires causés par la crise actuelle et pour augmenter les minima sociaux. La Coalition Corona demande dès lors que le plan de reprise soit plutôt axé sur les soins de santé et la réduction de la pauvreté.

En tant que membre de la Coalition Corona, les Mutualités Libres partagent entièrement ce point de vue. Notre directeur-général, Xavier Brenez, a signé la carte blanche à ce sujet.