23/04/2018

Pour la première fois en Belgique, une enquête approfondie a été réalisée auprès de personnes qui souffrent (ou ont souffert) d’un burn out. Commanditée par les Mutualités Libres*, l’étude révèle des résultats inquiétants. 

Interpellées par les résultats de cette enquête, les Mutualités Libres s’interrogent sur la prise en charge thérapeutique et sociétale de cette problématique. Moins d’un sondé sur deux (44 %) a en effet consulté son généraliste pendant cette période éprouvante, et seulement une personne sur quatre (25%) a confié ses difficultés à un psychologue ou un psychiatre. Or, comme le montre l’enquête, les récidives sont courantes (22%), mais moindres quand les travailleurs sont traités par un psy. Dr Patrick Mesters : « Rappelons que le diagnostic de burn out doit être établi par un médecin, car l’épuisement professionnel est accompagné de multiples manifestations (fatigue intense, insomnies, addictions, risque suicidaire) qui exigent l’intervention d’un professionnel. Davantage d’informations sur l’importance d’un suivi psychologique est aussi indispensable. Enfin, le ‘soutien’ est le besoin le plus souvent exprimé par les travailleurs qui ont connu un burn out : il s’agit de manifestations d’empathie de la part de l’employeur, des collègues et de la famille, mais aussi du soutien financier dans le cadre du suivi thérapeutique (consultations chez un psy, un sophrologue, un coach). Par ailleurs, 5% des sondés auraient souhaité être soignés dans un centre de séjour adapté. Ce qui n’est pas étonnant, car l’hôpital n’est pas le lieu d’accueil approprié pour traiter cette problématique.»

 

*Enquête réalisée du 16 au 23 juin 2017 par Dedicated auprès de 632 travailleurs ayant connu au moins un épisode de stress ou de fatigue professionnelle intense. Analyse et interprétation des résultats par Patrick Mesters et Céline Bugli, The European Institute for Intervention & Research on Burn Out.

 

Consultez les communiqués de presse