19/07/2022
La Belgique ne dispose pas ou de très peu de chiffres relatifs aux enfants à besoins (de santé) spécifiques. Idem en ce qui concerne l’impact sur la vie de leurs parents. Dans leur dernière étude, les Mutualités Libres établissent, d’une part, une cartographie de la situation et d’autre part mettent notamment en évidence des liens entre le fait d’avoir un enfant à besoins spécifiques et l’incapacité de travail, l’invalidité et le chômage des parents.

Les Mutualités Libres ont cherché à identifier ces enfants parmi leurs membres de 0 à 17 ans sur base de critères liés aux mécanismes de protection sociale. Elles se sont également appuyées sur la consommation de médicaments et sur les séjours dans les structures de soins spécifiques. Elles ont enfin tenu compte de la composition familiale.

Il en ressort qu’environ un enfant sur 15 en Belgique a des besoins de santé spécifiques, plus souvent des garçons que des filles. Une famille sur 10  est composée d’au moins un enfant à besoins spécifiques.

Des parents plus souvent en incapacité de travail :

• si 8,6 % des parents sans enfants à besoins spécifiques sont en incapacité de travail (de courte durée), ils sont 11 % à l’être lorsqu’ils en ont un et même 12,9 % s’ils en ont deux.

• si 6,1 % des parents sans enfants à besoins spécifiques sont en invalidité (incapacité de travail d’une durée supérieure à un an), ils sont 9,3 % à l’être lorsqu’ils en ont un et même 13,5% s’ils en ont deux.

Il faut admettre que les aides existantes ne protègent pas les parents d’impacts pour leur santé et leur situation professionnelle, même si des aides financières existent. C’est pourquoi nous proposons une série de mesures.

Lisez l’analyse complète ici.