31/05/2016

Mais c’est l’arbre qui cache la forêt… Car pas moins de 4 Belges sur 10 admettent ne pas « très bien » comprendre leur médecin. Conséquences : ils ne prennent pas toujours bien leur traitement, n’effectuent pas les examens complémentaires prescrits et suivent moins les conseils du médecin ! Les Mutualités Libres dévoilent les résultats d’une enquête sur la capacité des Belges à comprendre les infos délivrées par leur médecin.

Bruxelles, 31 mai 2016. Six Belges sur 10 affirment « très  bien » comprendre les explications que le médecin donne sur leur maladie, le traitement qu’ils doivent suivre, les conseils de prévention...  Mais 4 personnes sur 10 reconnaissent comprendre « à peu près », et certains avouent même ne pas comprendre du tout. Des résultats interpellants, qui posent des questions sur la capacité de ces personnes à prendre leur santé en main. Car si les explications du médecin sont jugées la plupart du temps satisfaisantes, pour 17 % des Belges, les mots utilisés lors de la consultation sont « compliqués ».

A l’occasion d’un débat public sur l’importance d’avoir de bonnes connaissances en santé, les Mutualités Libres ont présenté ce matin les résultats d’un sondage auquel un millier de Belges ont répondu*.

Traitement moins bien suivi

Premier constat : la compréhension des explications du médecin influence sensiblement la bonne observance du traitement. Si les Belges sont plutôt nombreux (8 sur 10) à déclarer prendre scrupuleusement les médicaments prescrits par leur généraliste, ils respectent moins bien leur traitement quand ils ont du mal à comprendre les explications du docteur. Les adultes dans cette situation sont ainsi deux fois plus nombreux à « oublier » de prendre leurs médicaments ou à les prendre de manière irrégulière. Ils suivent moins les recommandations du généraliste aussi, font moins souvent les examens complémentaires prescrits, se présentent moins aux visites de suivi, et respectent moins les conseils d’hygiène de vie (sport, alimentation…).

Une mauvaise compréhension des infos médicales a donc des effets importants sur la manière dont on gère sa maladie et sa santé en général !

Pas assez de temps consacré à expliquer le traitement

La durée de la consultation semble aussi influencer le niveau de compréhension des patients. Si une consultation dure en moyenne 16 minutes, les personnes qui éprouvent plus de difficultés à comprendre les explications du docteur ont en moyenne des consultations plus courtes (moins de 15 minutes). 1 consultation sur 8 dure même moins de 10  minutes.

Le temps consacré à expliquer l’importance du traitement (comment le suivre, quand et à quel dosage) est déterminant aussi: les personnes qui comprennent moins bien les infos  médicales sont deux fois plus nombreuses à affirmer que le médecin n’a pas passé assez de temps à leur expliquer. Un handicap quand on sait que 4 % des Belges  « n’osent pas interroger » leur médecin.

Education à la santé : un patient averti en vaut deux

Malgré la multitude de sources d’information disponibles et le haut niveau de satisfaction que les Belges expriment à l’égard de leur médecin et du système de santé, beaucoup éprouvent des difficultés à comprendre l’information santé qui les concerne. 1 sur 2 estime ainsi « difficile » de comprendre comment améliorer sa santé et son bien-être d’après les infos publiées par les médias. 
Pour les Mutualités Libres, on peut aider la population à préserver son capital santé et à se prendre en charge en améliorant la qualité et l’accessibilité de l’information santé, y compris l’information réglementaire (droits des patients). En stimulant le développement de connaissances tout au long de la vie aussi. Cette mission d’éducation à la santé concerne de nombreux acteurs : l’école, les professionnels de la santé, les mutuelles, l’administration publique, etc. Cette enquête et le débat que les Mutualités Libres organisaient ce 31 mai ont pour seule ambition de sensibiliser à cette problématique et ainsi contribuer à réduire les inégalités sociales.

* Sondage Dedicated réalisé du 22 au 28 avril 2016, auprès de 1.033 Belges de plus de 18 ans ayant consulté au moins 2 fois un médecin généraliste au cours des 12 derniers mois.

Contact presse : Karima Amrous

Email : karima.amrous@mloz.be - Tél : 02 778 94 33 ou 0474 32 14 46