18/09/2014

L’hypertension artérielle (HTA) est aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Elle représente l’affection chronique la plus fréquente en touchant près de 2 millions de personnes en Belgique, soit environ une personne sur cinq. L’âge est un facteur de risque d’HTA, et avec le vieillissement de la population et l’évolution du mode de vie, ce chiffre pourrait atteindre 3 millions de personnes en 2025 (Ligue Cardiologique Belge). L’HTA est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires qui représentent la première cause de mortalité en Belgique (45% des décès). Au début, l’HTA ne provoque pas ou peu de symptômes. Cette particularité constitue un facteur important, parmi d’autres, qui explique pourquoi son traitement est mal suivi par les patients ou interrompu prématurément (Hungin, 1999, Kyngas et Lahdenpera, 1999, Vlasnik et al, 2005, Jin et al, 2008). Par ailleurs, plusieurs études démontrent que la compliance thérapeutique de l’HTA est une des plus mauvaises, faisant d’elle la principale cause de morbi-mortalité cardiovasculaire (Osterberg et Blaschke, 2005, Sarradon-Eck et al, 2008). Une compliance insuffisante conduit à de sérieux problèmes de santé et entraîne un gaspillage des ressources (Morgan, 2001, Ho el al, 2009, Iuga et McGuire, 2014). L’objectif de cette étude des Mutualités Libres est d’analyser les caractéristiques des affiliés utilisant les antihypertenseurs (AHT) en vue d’avoir un aperçu de leur prise en charge. L’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires qui sont la première cause de mortalité en Belgique. Il est donc fondamental d’accorder une haute priorité à la prévention, à la détection, au traitement et au contrôle de cette affection chronique. Pour prévenir l’hypertension, il est indispensable d’adopter des habitudes de vie saines telles que limiter les apports alimentaires en sel, adopter un régime alimentaire riche en fruits et légumes et pauvre en graisses saturées, ne pas consommer de tabac (ou arrêter sa consommation), modérer la consommation d’alcool, maintenir un poids sain, pratiquer une activité physique ou sportive régulière, lutter contre le stress, bien dormir. Au début, l’hypertension artérielle ne présente pas ou peu de symptômes. Il est donc nécessaire de mesurer régulièrement sa tension artérielle - seul moyen de détecter une hypertension - et en cas de détection de ramener les valeurs tensionnelles au niveau des valeurs acceptables en modifiant ses habitudes de vie. Lorsque ces modifications sont insuffisantes, un traitement médicamenteux peut être prescrit. Pour être efficace, ce traitement doit être suivi en permanence (sauf avis médical) avec la dose correcte. Dans le cas contraire, de sérieux problèmes de santé risquent d’apparaître, tels que complications médicales, problèmes cardiovasculaires (infarctus, insuffisance cardiaque,…) entraînant une baisse de la qualité de vie des patients et un gaspillage des ressources. Une mauvaise compliance au traitement antihypertenseur est dommageable pour la collectivité et le système de santé. Malgré cette évidence, plusieurs études ont montré que l’hypertension artérielle est une des pathologies où la compliance thérapeutique est la plus mauvaise faisant d’elle la principale cause de morbi-mortalité cardiovasculaire. L’étude a permis de détecter une série de facteurs - généralement cités dans la littérature - contribuant à la non-compliance, tels que l’âge, le sexe, le nombre de comorbidités, le coût en médicaments à charge du patient et le type de classe d’AHT. Il est donc fondamental d’accorder une attention toute particulière à ces facteurs de risque de non-compliance. La compliance au traitement AHT (et les modalités de traitement AHT) à plus long terme sera analysée plus en profondeur à partir d’une étude de suivi de cohorte. 

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